Aménagement du Pré Gestin

Rue du Pontereau, 85600 SAINT HILAIRE DE LOULAY

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Programme

– Valoriser le poumon vert central de la commune
– Rendre le site du Pré Gestin lisible par tous
– Traiter les cinq accès, et les rendre identifiables
– Créer un lieu de rencontre multigénérationnel
– Mettre en valeur le Loulay qui n’est pas perceptible aujourd’hui
– Plus généralement, valoriser la présence de l’eau (zones humides)
– Valorisation du petit étang et des zones humides
– Raccorder le site du Pré Gestin aux cheminements doux de la commune
– Intégrer les bassins de compensation de zones humides dans un projet global d’aménagement
– Favoriser un aménagement nécessitant un entretien raisonné et simple du site
– Etudier la possibilité d’intégrer une gestion du site par éco-pâturage
– Mener un projet d’aménagement dans un objectif de lieu d’exploration et de découverte de la nature (pédagogie)
– Equipement public

Concepteurs

  • TALPA

Commune

  • SAINT HILAIRE DE LOULAY

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Ville de Montaigu-Vendée
  • Ville de Saint-Hilaire-de-Loulay

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2019

Surface(s)

26785m2

Coûts

417 041,40€ HT (valeur 2018)

En bordure du centre bourg, enclavé dans des quartiers résidentiels, le Pré Gestin, ancien pâturage humide, était devenu un parc urbain sans attrait paysager. Il est redevenu une vaste zone humide formant une sorte d’oasis urbaine pour la biodiversité et les hommes.

Pour redonner une véritable dimension environnementale au site, un réseau de ruisseaux, de mares, de marécages et d’étangs a été rétabli à partir d’un travail précis sur la topographie du terrain. Le Loulay, petit suintement canalisé depuis sa source au centre du village, a pu retrouver et alimenter une vaste zone humide naturelle aux multiples fonctions écologiques. L’ensemble du site est entièrement végétalisé sans clôture ni éclairage. La faune et la flore peuvent s’exprimer et se reproduire dans ces écosystèmes reconstitués.

Espace intergénérationnel en cœur de bourg, il est approprié par la population : départ de randonneurs, espace de jeux pour les plus jeunes, lieux de ressourcement et d’observation pour les amoureux de la nature, îlot de fraicheur lors des grandes chaleurs… Les allées sont réfléchies pour connecter les quartiers au centre bourg.

Cet aménagement hors norme démontre que la nature en ville est applicable même sous forme de zone humide écologique.

Optimisant les ressources du site, l’aménagement du Pré Gestin s’inscrit dans une démarche frugale et raisonnée.

La Ligue de Protection des Oiseaux a fait des relevés faune/flore en amont du chantier afin de déterminer les quelques zones potentiellement intéressantes pour la biodiversité.

L’hydrologie ancestrale (connexion des sources, des ruisseaux et des marais) a été retrouvée uniquement en déblais-remblais. Les couches superficielles de sols chargées de graines et de larves ont été décapées puis égalisées sur l’ensemble du site nouvellement nivelé. La végétation est à 90% spontanée.

Les peupliers d’Italie, tous en fin de vie, ont été supprimés mais la flore locale composée de boisements et de prairies qui ne demandaient qu’à s’exprimer à nouveau de manière naturelle a été conservée. La biodiversité a fortement augmenté depuis la réalisation des travaux. De nombreux papillons, libellules et oiseaux volètent sur le site ! Des alevins et des têtards sont visibles partout dans l’eau.

L’ensemble des 2,7 ha ne réclame qu’un entretien très léger. La formation et la sensibilisation des jardiniers ont été faites sur place. Seuls les rives des cheminements PMR en chaussée végétale (perméable et écologique) et des zones de réception des jeux, les pourtours des bancs et corbeilles sont tondus sur une faible largeur (deux passages par mois au printemps suffisent).

La seule grosse action d’entretien (un jour par an) consiste à, une fois que les prairies ont accompli leur cycle végétatif (en septembre en principe car zone humide), faucher et faucarder l’ensemble du site et exporter la biomasse. Un partenariat avec le méthaniseur local permet de transformer cette biomasse en biogaz.

Photographe : Arnauld DELACROIX

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