Chambres d’hôtes Les Corderies

7 rue Jean Yole, 85100 Les Sables d'Olonnes

220

Programme

Réhabilitation d’une villa des années 1860 en Chambres d’Hôtes en secteur Patrimonial protégé. L’édifice ayant retenu l’attention des Architectes des Bâtiments de France pour son témoignage de l’urbanisation graduelle de la ville avec l’arrivée du chemin de fer et le développement du Tourisme. Maison familiale esseulée pendant quelques décennies, elle est complétée par une seconde bâtisse au style beaucoup plus fin dans les années 1920 nommée le Chalet l’Aiglon ; dans cet ensemble, les maîtres d’ouvrage ont souhaité installer leur résidence principale et ouvrir les portes des Chardons aux amoureux du patrimoine en transformant cette demeure en Chambres d’Hôtes.

Concepteurs

  • Atelier du Large Architecture

Commune

  • Les Sables d'Olonnes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • SARL La Corderie

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2021

Surface(s)

240 m² de surface plancher répartis sur 4 niveaux (SS, R+1+C)

Coûts

303 000€ HT compris VRD

A proximité de la plage, cet ensemble bâti (des années 1860 puis 1920) en Site Patrimonial Remarquable, subissait les assauts du temps qui passe et du climat littoral. Les maîtres d’ouvrage y ont installé leur résidence principale et ainsi que des chambres d’hôtes.

L’ensemble des structures a été repris. Les pathologies spécifiques des murs anciens ont été résolues grâce au savoir-faire des artisans. L’enduit à la chaux aérienne en extérieur laisse respirer le mur doublé en intérieur pour le confort thermique. Les encadrements de baies et chaînages d’angle ont été remplacés selon les pierres d’origine. Les combles et le sous-sol ont été réaménagés en traitant le problème des remontées de nappe. Les menuiseries sont remplacées par des menuiseries bois (chêne issu de forêts européennes gérées durablement), les volets bois persiennés restaurés, les ferronneries réhabilités et traitées contre la corrosion.

A l’intérieur, le nouveau cloisonnement assure l’acoustique entre les chambres, et offre à chacune une salle d’eau et le confort nécessaire. Le rez-de-chaussée est partiellement recloisonné pour profiter de la lumière, du charme de l’ancien et de la proximité de la mer. Les menuiseries intérieures réemploient et détournent un maximum d’éléments d’origine : ferronnerie, portes, cloisons, planchers, moulures et placards, en acceptant les défauts et usures du temps.

Photographe : Atelier du Large Architecture, Pauline Violot

Construction d’un espace de co-working « la Loco numérique »

125 Boulevard Louis Blanc, 85000 La Roche sur Yon

218

Programme

Construction d’un espace de co-working en R+2 sur un parc de 36 places de stationnement

Concepteurs

  • ARCHITECTURE BLANCHARD MARSAULT PONDEVIE

Commune

  • La Roche sur Yon

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • LA ROCHE SUR YON AGGLOMERATION maitre d'ouvrage - ORYON Mandataire agissant pour le compte du Maître d'ouvrage

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2022

Surface(s)

SP 959 m²

Coûts

2 370 000 € HT

La Loco Numérique, espace de coworking et pépinière d’entreprise, s’inscrit dans la continuité des constructions existantes. Côté rue, la volumétrie basse fait écho aux maisons de cheminots.

Le parvis, raccordé à l’esplanade existante, peut accueillir toutes sortes de manifestations. L’aile en rez-de-chaussée, alignée sur le boulevard, abrite une salle d’animation. Elle pourra accueillir sur son toit une extension.

Le bâtiment est habillé d’une résille en aluminium anodisé, signal fort pour ce projet, destiné aux entreprises innovantes. Elle filtre la lumière pour garantir un éclairage naturel important sans générer de surchauffe et assure l’intimité du rez-de-chaussée.

Les espaces de coworking et d’accueil s’ouvrent côté voies ferrées sur une vaste terrasse. Ils offrent de nombreuses façons de travailler, d’échanger, de communiquer… La partie vitrée attise la curiosité et assure un lien avec le train, caché par les nouveaux bâtiments.

Chaque espace est conçu selon les nouvelles attentes des travailleurs : convivialité, intimité, espaces créatifs, modularité…

Une rétention des eaux de pluie est implantée le long du boulevard. Le parc de stationnement en sous-sol profite de la déclivité pour offrir un éclairage naturel agréable et sécurisant.

Photographe : François DANTART

Le DOmiNO_Bureaux et commerces

184 rue Carnot, 85300 Challans

221

Programme

Siège social, co-working, bureaux et commerces

Concepteurs

  • Atelier Ronan PRINEAU - Ronan PRINEAU - 7 ruelle Aliez – 44100 Nantes 06 72 17 88 80 atelierronanprineau@gmail.com

Commune

  • Challans

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • SCCV Le Cerisier

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2021

Surface(s)

940 m2 SP

Coûts

1 590 621,97 €HT, valeur 2021

Le Domino s’insère dans un tissu urbain distendu de zone commerciale péri-urbaine, sur l’axe principal d’accès au cœur ville. Ce bâtiment reconquiert l’architecture du quotidien pour une transformation des « territoires de l’ordinaire ».

La volumétrie est issue d’un travail de couture urbaine. Sur le socle vitré d’une hauteur généreuse (4m80), deux volumes horizontaux, décalés, allongent la façade urbaine et marquent la rue. Les façades se densifient en montant avec des vitrages de plus en plus pincés donnant une seconde lecture, verticale, du bâtiment.

L’ornementation est refusée au profit des qualités de la structure et des matériaux. Le socle en béton en rez-de-chaussée et le noyau de circulation verticale « en rotule » contreventent le bâtiment. Au-dessus, une poutre-échelle métallique et ses planchers collaborant ont permis de grandes portées et l’aménagement de plateaux libres. Les tirants en traction reprennent les efforts des portes à faux. La structure apparente est complétée par des matériaux intérieurs chauds en second œuvre.

Le bien construire, l’intemporalité du dessin et le souci du détail servent la pérennité de l’ouvrage.

La rationalité́ urbaine (densification et implantation), structurelle et esthétique permet d’envisager une éventuelle reconversion ou réhabilitation pour une meilleure durabilité.

Photographe : François Dantart – 43 rue Grande Biesse – 44200 Nantes 06 01 80 94 75 bonjour@francoisdantart.com

Le Signal-Maison du tourisme

1 rue de la Maison Blanche, 85300 Le Perrier

257

Programme

Création d’un bureau d’information touristique & centre culturel comprenant une salle multifonction, un espace d’accueil et d’exposition.

Par la suite, un travail à lieu sur la revitalisation du centre bourg. Cette opération est accompagnée par l’aménagements de jardins, la rénovation des préaux de l’école adjacente ainsi que la création d’une chaufferie Bois mutualisée. Un plan guide est en cours.

Concepteurs

  • Atelier Ronan PRINEAU - Ronan PRINEAU - 7 ruelle Aliez – 44100 Nantes 06 72 17 88 80 atelierronanprineau@gmail.com

Commune

  • Le Perrier

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Communauté de communes Océan Marais de Monts

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2021

Surface(s)

110 m2 SP (maison du tourisme)

Coûts

424 482,85 €HT

En cœur de bourg, deux maisons traditionnelles, menacées de démolition, sont transformées en espace d’animation culturelle et d’accueil touristique.

Cet équipement promeut et raconte l’histoire de la région, incarne le savoir, les traditions tout en se projetant dans l’avenir. Il conserve la mémoire du lieu et affirme l’ancrage dans le XXIe siècle. Les deux longères existantes sont conservées et mises à nu avec réparation des murs, des tableaux, de la charpente et de la couverture.

Les murs de pierre sont ré-enduits à la chaux. A l’intérieur, une architecture lumineuse proposée par les nouveaux cadrages conserve le caractère rustique des lieux avec un enduit chaux-chanvre et de l’agencement en bois. Les interventions contemporaines sont assumées valorisant d’autant plus les parties anciennes.

L’extension contemporaine en bois massif largement vitrée sur son environnement est soulignée par des matériaux naturels traditionnels type roseau. Cette nouvelle entrée, signal vertical dans un paysage ouvert, marque la symbolique d’un bâtiment public. Elle fait écho au clocher et à la minoterie, autres éléments élevés du bourg.

L’organisation des volumes sur une colonne vertébrale commune assure fluidité et modularité des espaces en fonction des usages multiples.

Photographe : François Dantart

Transformation du presbytère et construction d’une bibliothèque

32 rue Notre Dame, 85600 Boufféré

375

Programme

Aménagement de l’ancien presbytère en espaces à destination des associations de la commune, (paroisse, école de musique, co-working, salles de réunion…), salle de convivialité pouvant accueillir 70 personnes et bibliothèque communale.

Concepteurs

  • Interstices - Jérôme Desbordes architecte DPLG

Commune

  • Boufféré

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Boufféré

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2020

Surface(s)

Surface de plancher 422 m² dont 270 m² en réhabilitation et 150 m² en construction neuve.

Coûts

855 000.00 € TTC

L’ancien presbytère, en cœur de bourg, est un élément patrimonial important de Boufféré. Ce bel ensemble est composé du presbytère et d’une dépendance reliés par une cour cernée de murs en pierre.

La dépendance est transformée en espace de réception de 70 personnes en relation avec l’église à proximité. Le presbytère accueille salles associatives, salles de réunion et espaces de coworking. La bibliothèque, en extension Est du presbytère, propose un volume contemporain en bois avec un mur au Nord qui épouse la courbe de la rue.

Sur les bâtiments existants datant d’avant 1850, des techniques traditionnelles respectant le bâti ancien ont été utilisées. Les entourages plein cintre en briques ont été redécouverts et les murs extérieurs piqués et enduits à la chaux.

La bibliothèque est réalisée en structure ossature bois avec une isolation en ouate de cellulose complétée en extérieur par des panneaux de laine de bois pour l’inertie. Une toiture végétalisée permet de gérer la rétention des eaux pluviales. L’ensemble des menuiseries extérieures est en bois. Sur la façade sud un filtre « solaire » composé à l’identique du bardage bois, permet de contrôler les apports solaires. Trois essences de bois sans traitement sont utilisées : Le Red Cedar, le Mélèze, le Douglas.

Photographe : Jérôme Desbordes et CAUE de la Vendée

Transformation du prieuré et création de logements

4 rue du Prieuré, 85370 MOUZEUIL SAINT MARTIN

244

Programme

Programme de restauration pour le bâti existant
Réhabilitation de l’ancien Prieuré comprenant un logis, des communs
Restauration des façades : remplacements de pierre de taille, restitution des décors, enduits chaux
Modifications de structure : frangements, structure béton indépendante, reprises en sous-œuvre
Renforcement de charpente, remplacement par charpente contemporaine
Réfection de couverture tuile, accessoires en zinc
Menuiserie bois double vitrage

Le projet de réutilisation s’appuie sur :
Une démarche globale de mise en valeur des qualités patrimoniales du bâti
La réorganisation du bâti autour de la cour et un nouvel accès depuis le centre-bourg
La création d’espaces intérieurs favorisant l’appropriation et les échanges pour les utilisateurs

Programme des logements
6 logements intermédiaires locatifs dans la continuité du Prieuré comprenant la construction de 4 logements locatifs neufs et la réhabilitation d’une partie du prieuré pour créer 2 autres logements.

Concepteurs

  • Architectures Chabenès et Scott

Commune

  • MOUZEUIL SAINT MARTIN

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Conseil départemental de la Vendée (prieuré)
  • Vendée habitat (logements)

Thèmes

  • Aménagement
  • Architecture
  • Urbanisme

Surface(s)

534 m2 de prieuré dont 170 m2 de médiathèque – 385 m2 de logement

Coûts

1 100 000 € HT pour le prieuré – 582 000 € HT pour les logements (maçonnerie ancienne prise en charge dans le prieuré)

En cœur de bourg, le prieuré de Mouzeuil Saint Martin se dégradait. Son intérêt patrimonial, dont sa façade classée, et son positionnement central ont amené à le réhabiliter.

Les façades sont rénovées, les pierres de taille remplacées, les décors restaurés, l’enduit à la chaux refait. La charpente nécessitant un renforcement est remplacée par une plus moderne. La toiture est reprise en tuile et les menuiseries changées par des doubles vitrages en bois.

L’annexe accueille la médiathèque dans une pièce à double niveau donnant de l’ampleur à l’espace. Elle ouvre sur le jardin. Le prieuré a reçu par la suite un café, une partie étant encore en attente d’affectation.

A l’extrémité de l’annexe, deux logements intègrent le bâti ancien. S’y ajoutent quatre logements neufs. Ces locatifs sociaux ont tous des entrées indépendantes et des espaces extérieurs privatifs confortables.

La rue avec sa clôture ajourée, ferme le quatrième côté de cet ensemble. Le porche de l’annexe est conservé et assure un lien vers les commerces et les services à proximité (mairie, église, écoles…).

Le jardin, lieu convivial, tisse le lien entre les bâtiments et devient un mieux d’animation en prolongement de la médiathèque.

Cette réalisation s’inscrit dans une démarche d’ensemble de revitalisation du centre bourg.

Photographe : Cédric Angelin et Vendée habitat

Bastion

395

Programme

Restructuration et extension d’une maison individuelle

Concepteurs

  • in/Uit architectes

Commune

  • Les Sables d'Olonne

Maître(s) d'ouvrage(s)

Privé

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2018

Surface(s)

62,64 m² SDP

Coûts

59 300 €HT

L’enceinte, le bastion, ne permet pas d’entrevoir ce qui s’y cache… Dans une densité écrasante du cœur des Sables d’Olonne, le bastion s’inscrit dans les lieux insoupçonnables mêlant intimité et liberté retrouvée. L’imagerie du bastion, la cabane de pêcheur, le patio andalou sont réunis afin de créer un lieu convivial et chaleureux dans l’espace de la cour.

Le patio fait partie intégrante de l’habitation et s’ouvre sur celle-ci grâce à un jeu d’ouverture en accordéon. Les espaces intérieurs et extérieurs se confondent pour ne former plus qu’un quand l’usage l’exige…

Une terrasse s’improvise en haut des toits, à l’abri des regards et vient chercher les rayons du soleil. Le bois habille les murs et met ses qualités techniques au service d’une habitation en mutation.

L’habitation est décloisonnée, restructurée, optimisée : un maximum d’espaces et d’usages dans un minimum de place…

Les matériaux biosourcés (ossature, bardage et cloisons intérieures en bois) s’allient à une dalle béton pour l’inertie et le confort d’été. L’extension perspirante est étanche à l’air. Un poêle à bois chauffe la maison. Les volumes traversants facilitent la ventilation et favorisent la lumière naturelle.

Photographe : in/uit architectes

La résidence Régine d’Humilly

Impasse de la grande vigne, 85270 SAINT HILAIRE DE RIEZ

220

Programme

32 logements locatifs sur 2 îlots, à savoir 6 logements individuels + intermédiaires sur l’îlot A’ et 26 logements intermédiaires sur l’îlot A.
Le programme est conçu dans un esprit de densification urbaine tout en préservant les intimités pour les habitants.

Concepteurs

  • LT ARCHI

Commune

  • SAINT HILAIRE DE RIEZ

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Vendée Habitat

Thèmes

  • Aménagement
  • Architecture
  • Urbanisme

Année de réalisation

2019

Surface(s)

Les surfaces de plancher s'élèvent à 2.242 m² et se répartissent de la façon suivante :- 26 logements (îlot A) : 1.818 m²- 6 logements (îlot A') : 424 m²

Coûts

3.671.00 euros

Implantée sur un îlot contraint, la résidence Régine d’Humilly est conçue dans un esprit de densification urbaine, pour préserver la ressource foncière, tout en préservant les intimités pour les habitants.

Elle comprend 32 locatifs (7 T2 et 25 T3) répartis sur trois niveaux. Les logements sont accessibles depuis les stationnements par une voirie interne piétonne. L’accès aux appartements situés à l’étage se fait par différents escaliers extérieurs répartis entre les blocs de logements, liaisonnés par des passerelles au-dessus des voies piétonnes.

Les façades en bardage bois de ton naturel ajoutent de la profondeur à l’ensemble bâti. Le jeu variable des hauteurs de bardage et de clôture casse la rigueur des façades principales. Chaque logement bénéficie d’un espace privatif extérieur : terrasse et cour fermée en rez-de-chaussée et terrasses ou balcons aux étages supérieurs.

Les logements sont équipés d’une chaudière à condensation fonctionnant au gaz naturel pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire. Quelques logements sont équipés de panneaux photovoltaïques. La résidence est 20% plus performants que la réglementation thermique 2012.

Photographe : Vendée Habitat et CAUE de la Vendée

Rénovation et réaménagement de la Médiathèque Diderot

Boulevard René Bazin, 85300 Challans

310

Programme

Rénovation et réaménagement d’un équipement public, la médiathèque Diderot à Challans.

Les grands objectifs du projet sont :

– D’adapter la médiathèque aux nouveaux enjeux et pratiques de la lecture publique, notamment en intégrant les services et les offres d’une médiathèque moderne, mais également en renforçant l’action culturelle

– De conforter la médiathèque en tant que lieu de vie, en redonnant un esprit de convivialité et de confort

– De lui offrir une nouvelle identité

Concepteurs

  • Vignault x Faure

Commune

  • Challans

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Challans (MOA)

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2021

Surface(s)

Surface de plancher : 2086 m2

Coûts

Coût total des travaux : 2 820 000 € HT

La médiathèque Diderot à Challans construite dans les années 1990 ne répondait plus aux attentes d’une médiathèque moderne en termes d’usage comme en termes de consommation thermique.

La réécriture de la médiathèque en fait un lieu bienveillant et adapté à l’ensemble des usagers, généreux dans ses espaces et surtout lié à la diversité de la culture et aux enjeux actuels, tant numériques qu’écologiques. La nouvelle identité crée par la façade, qui reflète le paysage et la lumière grâce au bronze et dont les percements aléatoires créent du mouvement, ponctue la marche jusqu’à l’entrée. Un large auvent accueille les visiteurs.

L’envie de transparence et de luminosité a été le fil conducteur tout au long du projet. Le réemploi de la structure, plutôt qu’une contrainte, sert pour créer autre chose. Le volume extérieur est inchangé. L’enveloppe est retravaillée pour en améliorer les performances, y intégrer les éléments techniques et donner l’identité propre au lieu, écho des anciennes cartes de programmation d’ordinateur.

Les espaces intérieurs, conviviaux et lumineux, confortent cette ambiance de fluidité et de transparence. L’ouverture sur le parc environnant prolonge la médiathèque vers l’extérieur.

Différents espaces, jeunesse, culture, adultes, se partagent le plateau principal structuré par le mobilier. Des pièces plus intimes proposent des cabinets de travail, un atelier, une pièce dévolue aux jeux vidéos. A l’extrémité, une vaste salle accueille les animations et les évènements. Elle peut fonctionner indépendamment. L’étage est réservé aux bureaux et aux locaux du personnel.

Photographe : Dominique Vignault

Lycée polyvalent de Saint-Gilles-Croix-de-Vie

103 rue de la Bégaudière, 85800 Saint-Gilles-Croix-de-Vie

220

Programme

Construction neuve d’un lycée public 900 élèves, comprenant un pôle administration/vie scolaire, des locaux d’enseignement général et technologique, des ateliers de formation professionnelle (CAP « Installateur thermique » et « Préparations et réalisation d’ouvrages électriques », BAC PRO « Technicien des installations et systèmes énergétiques et climatiques », CAP Coiffure, BAC PRO Esthétique, cosmétique, parfumerie), des locaux de restauration avec cuisine de production 1000 rationnaires, une salle de conférence, un internat 80 lits et huit logements de fonction.

Concepteurs

  • AAM (associé)
  • EPICURIA Architectes (mandataire)

Commune

  • Saint-Gilles-Croix-de-Vie

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Conseil Régional des Pays de la Loire

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2021

Surface(s)

12 285 m2 SU15 365 m2 SDP

Coûts

Valeur 2019 - Construction neuveTotal : 32 199 587 €HTdont 1 000 000 €HT aménagement extérieur

Ce lycée polyvalent public est destiné à accueillir jusqu’à 900 élèves en cursus général et en filières professionnelles (ouvrages électriques, systèmes énergétiques, thermiques et climatiques, coiffure et esthétique) avec internat d’excellence de 80 lits.

Les locaux administratifs, de restauration (1000 rationnaires) et une salle de conférence sont intégrés au bâtiment. En retrait, huit logements de fonction complètent le projet.

Ce bâtiment dialogue avec la mer et la ville. Son architecture s’inspire de celle de trois bateaux amarrés à quai, avec des coursives en béton ciré et des façades constituées de grandes nervures en bois cintré évoquant les carènes de navires. Les trois bâtiments se déploient en éventail sur toute la largeur de la parcelle. Le parvis comme un port d’attache, est un lieu de convergence, de rencontre et d’échange.

La toiture en zinc blanc, dédiée à l’espace bioclimatique, évoque les grands-voiles des navires. Le centre de ressources, en porte-à-faux de 7 mètres, soutenu par de grandes poutres en bois, s’inscrit dans un double volume suspendu qui se projette dans l’espace public, s’ouvre vers la mer et communique avec le monde extérieur. L’organisation spatiale et fonctionnelle du bâtiment valorise l’enseignement professionnel en l’implantant au cœur de l’établissement. Les ateliers, vitrés, baignés de lumières, ouverts sur le lycée et visibles de tous, encouragent un fonctionnement polyvalent. Ils favorisent les échanges et l’enrichissement mutuel entre l’enseignement général et professionnel. Ils sont également visibles depuis le parvis au travers du hall et d’un jardin intérieur dit « jardin des dunes » et de la route départementale.

Le bâtiment offre un jeu subtil de transparences entre intérieur et extérieur. Depuis le parvis, le regard pénètre au cœur de l’établissement. L’implantation en trident ménage entre les bâtiments de beaux espaces plantés avec des perspectives sur le paysage environnant.

Le lycée est frugal et économe en énergie au service d’une forte ambition environnementale. Certifié NF HQE Excellent, il est également labellisé bâtiment biosourcé niveau 2, Effinergie+ et E+C-. Une grande simplicité est visée dans le fonctionnement, l’entretien et la maintenance. L’enveloppe particulièrement performante, les modes constructifs et les matériaux choisis œuvrent à la sobriété énergétique, à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la valorisation du biosourcé. Le bâtiment bénéficie d’une structure mixte bois-béton-métal. Le bois a été systématiquement recherché (structure, charpente, parements intérieurs) pour optimiser l’impact carbone des bâtiments et le confort des usagers. Les systèmes de ventilation fonctionnent en simple ou double flux suivant les zones et les besoins et cohabitent avec pompe à chaleur et chaudière bois. Ces choix répondent aux ambitions environnementales du projet et garantissent simplicité et pérennité de la construction.

Photographe : Pierre-Yves Brunaud