Les chambres ludiques de la cour d’école Saint Joseph

2 rue des écoles, 85260 LA COPECHAGNIERE

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Programme

Ce nouveau projet s'inscrit dans le cadre de l'école privée Saint Joseph de la Copechagnière, où l'agence a été sollicitée pour repenser et embellir la cour. Une démarche collaborative a ainsi été initiée, réunissant autour de la table parents d'élèves aux compétences variées paysagistes, menuisiers et charpentiers afin de co-construire le projet. L'agence Histoire de Jardins a ainsi été mandatée pour mener une étude d'embellissement axée principalement sur la cour des maternelles, avec un double objectif de végétalisation et de désimperméabilisation. Pour concrétiser cette vision, la réalisation a été pensée de manière partagée, répartie entre les chantiers participatifs des parents d'élèves et les interventions des professionnels.

Concepteurs

  • Histoire de Jardins

Commune

  • LA COPECHAGNIERE

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • OGEC Ecole Saint Joseph

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2023

Surface(s)

2300m² de surface aménagée dont 270m² bâti

Coûts

Environ 30 000€ HT

Documents

À l’issue d’une phase de co-conception menée avec les enseignants et les enfants, l’aménagement s’est appuyé sur la topographie naturelle du site, orientée vers le fond de cour, pour repenser l’évacuation et l’infiltration des eaux pluviales. Ce fond de cour a ainsi été redessiné en courbes souples pour intégrer des zones de plantation et s’articule autour de plusieurs « chambres vertes » aux thématiques variées :

La chambre de l’exploration : dédiée à l’accueil d’une végétation spécifique afin de favoriser le retour de la biodiversité et de la faune locale.

La chambre créative : centrée autour d’un bac à sable aux formes normées – facilitant sa couverture quotidienne par l’équipe pédagogique –, joliment bordé par un jeu de rondins épousant la courbe du lieu.

La chambre sensorielle : conçue comme un espace d’expérimentation tactile grâce à la diversité des revêtements proposés aux enfants.

La chambre de l’imaginaire : pensée comme un espace libre propice à la créativité, accueillant des cabanes en saule tressé ainsi qu’un mobilier récupéré et façonné à partir de palettes (bancs et tables).

La chambre de détente : naturellement abritée par la canopée de grands tilleuls existants, enrichie d’une végétation densifiée et pourvue de mobilier spécifique pour le repos.

La chambre sportive : située en transition près de l’abri à vélos, elle intègre un revêtement en enrobé concassé rythmé suggérant le jeu type marelle, invitant les élèves à prolonger leurs parcours moteurs.

La chambre verte centrale (ou « rotule ») : véritable pivot du projet autour duquel s’enroule le circuit existant des tricycles. Cet îlot central apporte une dimension verticale et ludique grâce à l’intégration d’une buse que les enfants peuvent traverser ou enjamber, créant un lien transversal entre toutes les ambiances.


Approche environnementale : Sur le plan environnemental, le projet intègre une gestion pédagogique et visible de l'eau : les descentes de toiture ont été déconnectées pour alimenter un récupérateur d'eau, tandis qu'une découpe de l'enrobé a permis de façonner une rigole en pavés. Ce dispositif permet aux enfants d'observer et de manipuler le "fil de l'eau", tout en assurant l'alimentation naturelle des cabanes en saule.

Financement :
Aide obtenu par le projet NEFLE (« Notre École, Faisons-la Ensemble ») = initiative du Conseil national de la refondation et du ministère de l'Éducation nationale qui vise à soutenir l'innovation pédagogique locale et financement + trésorie de l'OGEC de l'école Saint Joseph

Bureau(x) d’études : Histoire de Jardins
Photographe : Histoire de Jardins Mathilde GENDRONNEAU

Végétalisation de la Cour(be) au jardin de l’école Jacques Golly

Chemin des Ecoliers, 85660 SAINT PHILBERT DE BOUAINE

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Programme

Ce projet s'appuie sur une démarche collaborative menée conjointement par les élus, les équipes enseignantes et les enfants, avec l'accompagnement du CAUE 85. Ensemble, ils ont imaginé la "cour rêvée" — ou cour oasis — que les élèves et les enseignants souhaitent voir naître pour demain. C'est précisément sur la base de ce programme pédagogique et participatif que l'agence s'est appuyée pour initier notre étude. Ce programme s'articule autour de trois secteurs distincts : le parvis, situé à la jonction entre l'école et la route, ainsi que les deux cours (celle des élémentaires et celle des maternelles), qui sont intimement reliées par un escalier aménagé dans le talus. Le site l'école primaire Jacques Golly présente un atout majeur : la présence préexistante d'espaces verts et de trames arborées au sein même de la cour. Ce sont ces éléments naturels et structurants qui constituent le point d'appui privilégié pour concevoir la suite du projet.

Concepteurs

  • Histoire de Jardins

Commune

  • SAINT PHILBERT DE BOUAINE

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Mairie de Saint Philbert de Bouaine

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2024

Surface(s)

Périmètre des cours environ 4 800m² (bâti compris)

Coûts

environ 100 000€ HT

Documents

L’esquisse du projet déploie des intentions fortes, organisées pas à pas depuis l’espace public jusqu’au cœur de l’école.

Tout d’abord, au niveau du parvis, l’intervention consiste à l’étirer sur la voirie pour créer un véritable espace d’accroche, tout en pacifiant la cohabitation entre les piétons, les cyclistes et les automobilistes. L’aménagement d’un îlot de fraîcheur central permet à la fois de sécuriser la sortie des enfants en les tenant à distance de la route et d’offrir une lecture visuelle résolument végétale dès l’entrée.

Une fois franchi le préau d’accueil dans la cour des élémentaires, le parcours s’articule autour de lignes souples. Des courbes végétalisées dessinent de nouveaux îlots de fraîcheur à la fois ludiques et écologiques. Ces espaces désimperméabilisés sont paillés avec des copeaux de bois et intègrent des éléments de jeux d’équilibre façonnés à partir de rondins et de traverses en bois. Pour pallier l’ancien enrobé et offrir un ombrage immédiat, des pergolas en châtaignier ont été installées.

Au fil de ces courbes, la déambulation guide naturellement les élèves vers l’arrière de la cour, où un grand talus végétalisé invite à s’élever vers la partie haute. Cette transition est mise en scène par un amphithéâtre réalisé en pierres de granit récupérées sur la commune, pensé comme un véritable lieu d’expression pour les enfants.

Enfin, en partie haute, une grande pergola généreuse abrite des tables et profite d’une vue imprenable sur le bas de la cour. Ce point de vue tisse un lien visuel délicat entre l’école, le cœur de bourg et l’église voisine, qui se dessine en perspective. Protégé par les pins et abrité sous cette structure, s’implante un véritable espace propice à la classe dehors.

Sur cette partie haute, à proximité immédiate de l’espace de classe dehors, s’implantent le potager ainsi qu’une spirale aromatique imaginée directement par les enfants. On y trouve également un parcours d’escalade sécurisé, conçu comme une via ferrata, qui permet de franchir l’espace tout en créant une rupture visuelle avec le mur de l’entreprise voisine.

En empruntant le talus végétalisé pour basculer vers la cour des maternelles, le projet décline la même logique d’îlots et de désimperméabilisation de l’ancien enrobé, tout en veillant à préserver les circuits dédiés aux tricycles des tout-petits. Là encore, des pergolas sont installées pour apporter un ombrage rapide.

Enfin, la cour des maternelles, particulièrement étirée en longueur, est bordée par un talus végétalisé dense. Le projet tire pleinement parti de cette topographie naturelle en y insérant un petit toboggan ainsi qu’un escalier sur mesure, lovés à l’ombre des arbousiers existants.

À la demande des enfants, l’aménagement de l’ensemble des cours intègre de multiples espaces de pause. Des troncs d’arbres bruts y ont été installés pour offrir des assises naturelles et informelles. De plus, des « chambres de bien-être » ludiques et circulaires ont été conçues sur mesure en bois de châtaignier. Ces petits sanctuaires intimistes offrent aux élèves des refuges privilégiés, qui seront progressivement colonisés par des plantes grimpantes pour ombrager et enclore cette parenthèse de calme.


Approche environnementale : Au-delà de sa dimension pédagogique et ludique, ce projet porte une ambition environnementale forte. Il permet de désimperméabiliser au moins la moitié des surfaces d'enrobé actuelles, répondant ainsi à un double objectif de rafraîchissement des espaces extérieurs et de confort thermique, dans l'attente du développement de l'ombrage naturel des arbres à long terme.

Cette transformation s'accompagne d'une gestion optimisée des eaux pluviales et de ruissellement, redirigées vers les massifs et les zones plantées pour assurer un apport hydrique naturel à la végétation.

Enfin, la conception fait la part belle aux circuits courts et au réemploi : l'utilisation de pierres de granit locales pour l'amphithéâtre, de troncs et rondins issus de coupes communales pour les jeux d'équilibre, ainsi que le choix exclusif d'un bois de châtaignier local pour l'ensemble des structures en bois, témoignent d'une volonté affirmée d'éco-conception.

Financement :
Aide de l'agence de l'eau et du fond vert + trésorie de la mairie de Saint Philbert de Bouaine

Bureau(x) d’études : Histoire de Jardins
Photographe : Histoire de Jardins

Un jardin tourné sur son paysage bocager

95 la Nicolière, 85310 SAINT FLORENT DES BOIS

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Programme

La demande est à l’initiative des propriétaires Mr et Mme Sachot. Ils souhaitaient un accompagnement sur mesure autour de leur jardin existant. L’attente était avant tout dans une approche par le végétal et également pour travailler ce rapport étroit avec l’environnement bocager.

Concepteurs

  • Histoire de Jardins

Commune

  • SAINT FLORENT DES BOIS

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Mr Mme SACHOT

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2024

Surface(s)

~4430m²

Coûts

Je n'ai pas de coût précis comme c'est le client qui a réalisé la totalité des travaux mais à ce jour il estime autour de 20 000€HT les premières actions menées.

Documents

Un site privilégié, une démarche éco-responsable…
Implantée au cœur d’un beau bocage préservé et affranchie de tout voisinage immédiat, cette propriété bénéficie d’une relation privilégiée et directe avec son environnement naturel.

Ce projet est né d’une réflexion partagée avec les propriétaires autour d’une question centrale : comment repenser la gestion et l’entretien du jardin à travers des pratiques plus vertueuses et respectueuses du végétal ? L’ambition n’était pas de tout révolutionner par des interventions lourdes ou des éléments minéraux, mais au contraire de s’appuyer sur l’existant pour en tirer la quintessence et le valoriser.

Valoriser l’existant par une écriture végétale…
À l’état initial, le jardin présentait une belle diversité de vivaces, mais souffrait d’un manque de fil conducteur en raison d’interventions ponctuelles. Notre démarche a consisté à lui insuffler une cohérence globale :
• Densification paysagère et protection : Une trame arbustive et arborée plus dense a été créée. Elle joue un double rôle : elle protège efficacement la maison des regards de la route passante tout en préservant et en guidant les perspectives visuelles.
• Mise en valeur des massifs : L’ajout stratégique de strates arbustives est venu ancrer et donner davantage de poids et de force aux massifs de vivaces déjà en place.
• Le verger révélé : Une ancienne charmille a été sculptée pour dessiner de véritables portes d’entrée piétonnes, invitant à la découverte d’un tout nouveau verger d’arbres fruitiers dissimulé de l’autre côté.

De nouvelles pratiques et une connexion renforcée avec le grand paysage…
Le projet s’attache également à accompagner les propriétaires vers des modes de gestion éco-responsables et poétiques du domaine :
• Tonte différenciée et prairie fleurie : La gestion des abords et notamment des fossés a été repensée. Grâce à une tonte différenciée, une prairie fleurie s’exprime désormais au fil des saisons, laissant s’épanouir la flore sauvage locale.
• La perspective ouverte depuis la pièce de vie : Depuis la terrasse principale — en lien direct avec la cuisine et la salle à manger — un travail minutieux a été opéré sur le grand paysage. La vue naturelle sur les champs environnants a été magnifiée pour donner l’illusion que le paysage agricole fait partie intégrante du jardin.
• Clôtures et porosité douce : Pour souligner cette transition tout en douceur, des clôtures champêtres en châtaignier (essence locale) ont été mises en place, habillées à leur pied de plantations fleuries et comestibles. Des portillons assortis rythment les parcours, encadrant habilement les accès et les vues plongeantes sur le grand paysage.

Bilan du projet : Une intervention tout en subtilité qui fait la part belle au végétal, réconciliant intimité, écologie du paysage et mise en valeur de l’écrin bocager originel.

Précision sur la phasage de l’étude :
Celle-ci s’est décomposée en 3 temps :
– une première étude de conception avec une définition des ambiances
– une seconde étude avec un travail fin sur le choix des végétaux
– une troisième avec la mise en place des végétaux avec le client et l’accompagnement dans la plantation


Approche environnementale : Une approche environnementale au service du vivant…
Au-delà de la composition paysagère, ce projet s'inscrit dans une démarche écoresponsable globale et engagée. Le choix des matériaux et des techniques a été guidé par une volonté stricte de sobriété et de respect de l'écosystème local :
• Végétaux et essences locales : Le choix s’est porté exclusivement sur des essences végétales locales adaptées au site, et l'intégration de jeunes plants a été privilégiée. Plus vigoureux sur le long terme, ces jeunes sujets garantissent une meilleure reprise, un enracinement profond et s'adaptent plus naturellement à leur nouvel environnement.
• Matériaux durables et circuits courts : L’utilisation du bois a été pensée au plus près de la ressource, avec l'emploi exclusif de châtaignier (essence locale). Dans une logique vertueuse d'économie circulaire, les tailles de l'aménagement ont été entièrement valorisées sur place sous forme de broyat de bois.
• Gestion douce des sols et de l'eau : Les cheminements et stationnements ont été conçus avec des revêtements perméables, à l'image du sable 0/4 compacté, évitant l'imperméabilisation des sols et favorisant l'infiltration naturelle des eaux pluviales au cœur de la parcelle.

Financement :
Epargne de Mr et Mme Sachot

Bureau(x) d’études : Histoire de Jardins
Photographe : Mathilde Gendornneau