EQUIPEMENTS SPORTIFS , RESTRUCTURATION ET EXTENSIONS A COMMEQUIERS

Rue Charles de Gaulle, 85220 Commequiers

3

Programme

Création de zones de vestiaires / sanitaires et club house afin de pouvoir accueillir simultanément des événements sportifs sur les deux salles. Le club house doit être le point central de ce nouveau complexe. Depuis cet espace les joueurs, accompagnateurs et spectateurs auront un accès à l’ensemble des fonctionnalités. + Rénovation énergétique du lieu existant.

Concepteurs

  • QUATTRO ARCHITECTES – NANTES 40 bis Rue de la Mirette - 44 400 REZE Tél. : 02 40 35 57 83 contact@quattroarchi.fr QUATTRO ARCHITECTES - LA ROCHE SUR YON Centre des Affaires de Beaupuy 45
  • rue J.Y. Cousteau - 85 000 LA ROCHE SUR YON 02 51 06 97 97 Architecte : Bertrand GREGOIRE Architecte associée : Pauline MARGOT

Commune

  • Commequiers

Maître(s) d'ouvrage(s)

Thèmes

  • Aménagement
  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

2929 m²

Coûts

2 573 000€ HT

Documents

Création d’un club-house, rénovations énergétiques, construction de vestiaires et extension de la salle de tennis de table.


Approche environnementale : Performance énergétique : Rénovation énergétique de la salle de basket et de la salle de tennis de table.

Bureau(x) d’études : BE Structure : AREST BE Fluides : FIB Bureau de contrôle : SOCOTEC 85 SPS : SPS 85 Economiste : CABINET BARRE
Photographe : Bertrand GREGOIRE

La cour jardin du Domaine de la Bretonnière

La bretonnière, 85600 MONTAIGU-VENDEE

6

Programme

Ce projet prend racine dans un contexte singulier, puisque l'agence Histoire de Jardins a été sollicitée par une entreprise de paysage, Damien Sallé Paysage. Le Domaine de La Bretonnière accueille des évènements comme les mariages mais aussi fait office de restaurant. À l'origine, la demande du client se limitait à la création d'une rampe d'accès PMR pour le restaurant et à l'agrandissement de la terrasse. Toutefois, la force du lieu — marqué par un dialogue privilégié entre un bâti ancien rénové et le vaste parc du domaine de la Bretonnière — nous a conduits à proposer une vision plus globale et ambitieuse. Il s'agissait ainsi de réinvestir cet espace extérieur actuellement très stérile et uniformément recouvert d'enrobé.

Concepteurs

  • Histoire de Jardins paysagiste urbaniste concepteur

Commune

  • MONTAIGU-VENDEE

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Domaine de La Bretonnière

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

1200m² de surface aménagée

Coûts

Environ 140 000€ HT

Documents

Cette esquisse a permis de créer une véritable opportunité de liaison privilégiée entre le domaine de la Bretonnière, ses bâtiments et le parc arboré adjacent.

Répondant à une demande initiale, la rampe d’accès a été adossée à un mur en pierre intégré dans la végétation, permettant de reléguer l’aspect strictement fonctionnel au second plan pour l’harmoniser globalement avec le site.

L’espace a été pensé tout en courbes afin d’adoucir la géométrie stricte et carrée du bâti. Cette fluidité permet d’élargir plus ou moins la zone de restauration et de créer différentes séquences de pause sur la terrasse.

La terrasse se compose de deux espaces distincts : une grande terrasse généreuse au contact direct du restaurant, abritée par des pergolas ombragées en acier corten dimensionnées à l’échelle du bâtiment, et, sur la partie est, une terrasse secondaire plus petite reprenant la même écriture architecturale de la pergola végétalisée en acier corten. L’ensemble est unifié par des plantations mixtes composées de vivaces et d’arbustes.

De plus, l’aménagement intègre la temporalité et la polyvalence liées à l’accueil d’événements dans deux salles spécifiques, en mettant à distance et en délimitant de manière suggestive les deux espaces extérieurs qui leur sont respectivement consacrés.

La lecture carrossable de la cour a été réduite grâce à l’intégration d’îlots de fraîcheur composés de pierres naturelles aux joints végétalisés. Enfin, chaque petite parenthèse plus ou moins tournée vers le parc forme un espace intimiste et ombragé, matérialisé principalement par un arbre d’ombrage et agrémenté d’un éclairage discret de type guirlande guinguette.


Approche environnementale : L'approche environnementale de ce projet s'articule autour de choix matériels rigoureux et de pratiques paysagères durables. Elle se manifeste d'une part par l'emploi de matériaux nobles et pérennes, à l'instar de la pierre naturelle et de l'acier corten, qui garantissent la longévité de l'aménagement. D'autre part, elle se concrétise par la désimperméabilisation de la cour en enrobé rouge, réduisant ainsi l'impact des surfaces minérales. Enfin, la démarche privilégie la plantation de jeunes sujets, une technique qui favorise leur reprise, leur développement optimal et leur enracinement harmonieux au sein de leur écosystème d'accueil.

Financement :
Non communiqué

Bureau(x) d’études : Histoire de Jardins paysagiste urbaniste concepteur, Damien Salle Paysage entreprise de paysage
Photographe : Mathilde Gendronneau Histoire de Jardins

Les chambres ludiques de la cour d’école Saint Joseph

2 rue des écoles, 85260 LA COPECHAGNIERE

4

Programme

Ce nouveau projet s'inscrit dans le cadre de l'école privée Saint Joseph de la Copechagnière, où l'agence a été sollicitée pour repenser et embellir la cour. Une démarche collaborative a ainsi été initiée, réunissant autour de la table parents d'élèves aux compétences variées paysagistes, menuisiers et charpentiers afin de co-construire le projet. L'agence Histoire de Jardins a ainsi été mandatée pour mener une étude d'embellissement axée principalement sur la cour des maternelles, avec un double objectif de végétalisation et de désimperméabilisation. Pour concrétiser cette vision, la réalisation a été pensée de manière partagée, répartie entre les chantiers participatifs des parents d'élèves et les interventions des professionnels.

Concepteurs

  • Histoire de Jardins

Commune

  • LA COPECHAGNIERE

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • OGEC Ecole Saint Joseph

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2023

Surface(s)

2300m² de surface aménagée dont 270m² bâti

Coûts

Environ 30 000€ HT

Documents

À l’issue d’une phase de co-conception menée avec les enseignants et les enfants, l’aménagement s’est appuyé sur la topographie naturelle du site, orientée vers le fond de cour, pour repenser l’évacuation et l’infiltration des eaux pluviales. Ce fond de cour a ainsi été redessiné en courbes souples pour intégrer des zones de plantation et s’articule autour de plusieurs « chambres vertes » aux thématiques variées :

La chambre de l’exploration : dédiée à l’accueil d’une végétation spécifique afin de favoriser le retour de la biodiversité et de la faune locale.

La chambre créative : centrée autour d’un bac à sable aux formes normées – facilitant sa couverture quotidienne par l’équipe pédagogique –, joliment bordé par un jeu de rondins épousant la courbe du lieu.

La chambre sensorielle : conçue comme un espace d’expérimentation tactile grâce à la diversité des revêtements proposés aux enfants.

La chambre de l’imaginaire : pensée comme un espace libre propice à la créativité, accueillant des cabanes en saule tressé ainsi qu’un mobilier récupéré et façonné à partir de palettes (bancs et tables).

La chambre de détente : naturellement abritée par la canopée de grands tilleuls existants, enrichie d’une végétation densifiée et pourvue de mobilier spécifique pour le repos.

La chambre sportive : située en transition près de l’abri à vélos, elle intègre un revêtement en enrobé concassé rythmé suggérant le jeu type marelle, invitant les élèves à prolonger leurs parcours moteurs.

La chambre verte centrale (ou « rotule ») : véritable pivot du projet autour duquel s’enroule le circuit existant des tricycles. Cet îlot central apporte une dimension verticale et ludique grâce à l’intégration d’une buse que les enfants peuvent traverser ou enjamber, créant un lien transversal entre toutes les ambiances.


Approche environnementale : Sur le plan environnemental, le projet intègre une gestion pédagogique et visible de l'eau : les descentes de toiture ont été déconnectées pour alimenter un récupérateur d'eau, tandis qu'une découpe de l'enrobé a permis de façonner une rigole en pavés. Ce dispositif permet aux enfants d'observer et de manipuler le "fil de l'eau", tout en assurant l'alimentation naturelle des cabanes en saule.

Financement :
Aide obtenu par le projet NEFLE (« Notre École, Faisons-la Ensemble ») = initiative du Conseil national de la refondation et du ministère de l'Éducation nationale qui vise à soutenir l'innovation pédagogique locale et financement + trésorie de l'OGEC de l'école Saint Joseph

Bureau(x) d’études : Histoire de Jardins
Photographe : Histoire de Jardins Mathilde GENDRONNEAU

Végétalisation de la Cour(be) au jardin de l’école Jacques Golly

Chemin des Ecoliers, 85660 SAINT PHILBERT DE BOUAINE

3

Programme

Ce projet s'appuie sur une démarche collaborative menée conjointement par les élus, les équipes enseignantes et les enfants, avec l'accompagnement du CAUE 85. Ensemble, ils ont imaginé la "cour rêvée" — ou cour oasis — que les élèves et les enseignants souhaitent voir naître pour demain. C'est précisément sur la base de ce programme pédagogique et participatif que l'agence s'est appuyée pour initier notre étude. Ce programme s'articule autour de trois secteurs distincts : le parvis, situé à la jonction entre l'école et la route, ainsi que les deux cours (celle des élémentaires et celle des maternelles), qui sont intimement reliées par un escalier aménagé dans le talus. Le site l'école primaire Jacques Golly présente un atout majeur : la présence préexistante d'espaces verts et de trames arborées au sein même de la cour. Ce sont ces éléments naturels et structurants qui constituent le point d'appui privilégié pour concevoir la suite du projet.

Concepteurs

  • Histoire de Jardins

Commune

  • SAINT PHILBERT DE BOUAINE

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Mairie de Saint Philbert de Bouaine

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2024

Surface(s)

Périmètre des cours environ 4 800m² (bâti compris)

Coûts

environ 100 000€ HT

Documents

L’esquisse du projet déploie des intentions fortes, organisées pas à pas depuis l’espace public jusqu’au cœur de l’école.

Tout d’abord, au niveau du parvis, l’intervention consiste à l’étirer sur la voirie pour créer un véritable espace d’accroche, tout en pacifiant la cohabitation entre les piétons, les cyclistes et les automobilistes. L’aménagement d’un îlot de fraîcheur central permet à la fois de sécuriser la sortie des enfants en les tenant à distance de la route et d’offrir une lecture visuelle résolument végétale dès l’entrée.

Une fois franchi le préau d’accueil dans la cour des élémentaires, le parcours s’articule autour de lignes souples. Des courbes végétalisées dessinent de nouveaux îlots de fraîcheur à la fois ludiques et écologiques. Ces espaces désimperméabilisés sont paillés avec des copeaux de bois et intègrent des éléments de jeux d’équilibre façonnés à partir de rondins et de traverses en bois. Pour pallier l’ancien enrobé et offrir un ombrage immédiat, des pergolas en châtaignier ont été installées.

Au fil de ces courbes, la déambulation guide naturellement les élèves vers l’arrière de la cour, où un grand talus végétalisé invite à s’élever vers la partie haute. Cette transition est mise en scène par un amphithéâtre réalisé en pierres de granit récupérées sur la commune, pensé comme un véritable lieu d’expression pour les enfants.

Enfin, en partie haute, une grande pergola généreuse abrite des tables et profite d’une vue imprenable sur le bas de la cour. Ce point de vue tisse un lien visuel délicat entre l’école, le cœur de bourg et l’église voisine, qui se dessine en perspective. Protégé par les pins et abrité sous cette structure, s’implante un véritable espace propice à la classe dehors.

Sur cette partie haute, à proximité immédiate de l’espace de classe dehors, s’implantent le potager ainsi qu’une spirale aromatique imaginée directement par les enfants. On y trouve également un parcours d’escalade sécurisé, conçu comme une via ferrata, qui permet de franchir l’espace tout en créant une rupture visuelle avec le mur de l’entreprise voisine.

En empruntant le talus végétalisé pour basculer vers la cour des maternelles, le projet décline la même logique d’îlots et de désimperméabilisation de l’ancien enrobé, tout en veillant à préserver les circuits dédiés aux tricycles des tout-petits. Là encore, des pergolas sont installées pour apporter un ombrage rapide.

Enfin, la cour des maternelles, particulièrement étirée en longueur, est bordée par un talus végétalisé dense. Le projet tire pleinement parti de cette topographie naturelle en y insérant un petit toboggan ainsi qu’un escalier sur mesure, lovés à l’ombre des arbousiers existants.

À la demande des enfants, l’aménagement de l’ensemble des cours intègre de multiples espaces de pause. Des troncs d’arbres bruts y ont été installés pour offrir des assises naturelles et informelles. De plus, des « chambres de bien-être » ludiques et circulaires ont été conçues sur mesure en bois de châtaignier. Ces petits sanctuaires intimistes offrent aux élèves des refuges privilégiés, qui seront progressivement colonisés par des plantes grimpantes pour ombrager et enclore cette parenthèse de calme.


Approche environnementale : Au-delà de sa dimension pédagogique et ludique, ce projet porte une ambition environnementale forte. Il permet de désimperméabiliser au moins la moitié des surfaces d'enrobé actuelles, répondant ainsi à un double objectif de rafraîchissement des espaces extérieurs et de confort thermique, dans l'attente du développement de l'ombrage naturel des arbres à long terme.

Cette transformation s'accompagne d'une gestion optimisée des eaux pluviales et de ruissellement, redirigées vers les massifs et les zones plantées pour assurer un apport hydrique naturel à la végétation.

Enfin, la conception fait la part belle aux circuits courts et au réemploi : l'utilisation de pierres de granit locales pour l'amphithéâtre, de troncs et rondins issus de coupes communales pour les jeux d'équilibre, ainsi que le choix exclusif d'un bois de châtaignier local pour l'ensemble des structures en bois, témoignent d'une volonté affirmée d'éco-conception.

Financement :
Aide de l'agence de l'eau et du fond vert + trésorie de la mairie de Saint Philbert de Bouaine

Bureau(x) d’études : Histoire de Jardins
Photographe : Histoire de Jardins

Un jardin tourné sur son paysage bocager

95 la Nicolière, 85310 SAINT FLORENT DES BOIS

5

Programme

La demande est à l’initiative des propriétaires Mr et Mme Sachot. Ils souhaitaient un accompagnement sur mesure autour de leur jardin existant. L’attente était avant tout dans une approche par le végétal et également pour travailler ce rapport étroit avec l’environnement bocager.

Concepteurs

  • Histoire de Jardins

Commune

  • SAINT FLORENT DES BOIS

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Mr Mme SACHOT

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2024

Surface(s)

~4430m²

Coûts

Je n'ai pas de coût précis comme c'est le client qui a réalisé la totalité des travaux mais à ce jour il estime autour de 20 000€HT les premières actions menées.

Documents

Un site privilégié, une démarche éco-responsable…
Implantée au cœur d’un beau bocage préservé et affranchie de tout voisinage immédiat, cette propriété bénéficie d’une relation privilégiée et directe avec son environnement naturel.

Ce projet est né d’une réflexion partagée avec les propriétaires autour d’une question centrale : comment repenser la gestion et l’entretien du jardin à travers des pratiques plus vertueuses et respectueuses du végétal ? L’ambition n’était pas de tout révolutionner par des interventions lourdes ou des éléments minéraux, mais au contraire de s’appuyer sur l’existant pour en tirer la quintessence et le valoriser.

Valoriser l’existant par une écriture végétale…
À l’état initial, le jardin présentait une belle diversité de vivaces, mais souffrait d’un manque de fil conducteur en raison d’interventions ponctuelles. Notre démarche a consisté à lui insuffler une cohérence globale :
• Densification paysagère et protection : Une trame arbustive et arborée plus dense a été créée. Elle joue un double rôle : elle protège efficacement la maison des regards de la route passante tout en préservant et en guidant les perspectives visuelles.
• Mise en valeur des massifs : L’ajout stratégique de strates arbustives est venu ancrer et donner davantage de poids et de force aux massifs de vivaces déjà en place.
• Le verger révélé : Une ancienne charmille a été sculptée pour dessiner de véritables portes d’entrée piétonnes, invitant à la découverte d’un tout nouveau verger d’arbres fruitiers dissimulé de l’autre côté.

De nouvelles pratiques et une connexion renforcée avec le grand paysage…
Le projet s’attache également à accompagner les propriétaires vers des modes de gestion éco-responsables et poétiques du domaine :
• Tonte différenciée et prairie fleurie : La gestion des abords et notamment des fossés a été repensée. Grâce à une tonte différenciée, une prairie fleurie s’exprime désormais au fil des saisons, laissant s’épanouir la flore sauvage locale.
• La perspective ouverte depuis la pièce de vie : Depuis la terrasse principale — en lien direct avec la cuisine et la salle à manger — un travail minutieux a été opéré sur le grand paysage. La vue naturelle sur les champs environnants a été magnifiée pour donner l’illusion que le paysage agricole fait partie intégrante du jardin.
• Clôtures et porosité douce : Pour souligner cette transition tout en douceur, des clôtures champêtres en châtaignier (essence locale) ont été mises en place, habillées à leur pied de plantations fleuries et comestibles. Des portillons assortis rythment les parcours, encadrant habilement les accès et les vues plongeantes sur le grand paysage.

Bilan du projet : Une intervention tout en subtilité qui fait la part belle au végétal, réconciliant intimité, écologie du paysage et mise en valeur de l’écrin bocager originel.

Précision sur la phasage de l’étude :
Celle-ci s’est décomposée en 3 temps :
– une première étude de conception avec une définition des ambiances
– une seconde étude avec un travail fin sur le choix des végétaux
– une troisième avec la mise en place des végétaux avec le client et l’accompagnement dans la plantation


Approche environnementale : Une approche environnementale au service du vivant…
Au-delà de la composition paysagère, ce projet s'inscrit dans une démarche écoresponsable globale et engagée. Le choix des matériaux et des techniques a été guidé par une volonté stricte de sobriété et de respect de l'écosystème local :
• Végétaux et essences locales : Le choix s’est porté exclusivement sur des essences végétales locales adaptées au site, et l'intégration de jeunes plants a été privilégiée. Plus vigoureux sur le long terme, ces jeunes sujets garantissent une meilleure reprise, un enracinement profond et s'adaptent plus naturellement à leur nouvel environnement.
• Matériaux durables et circuits courts : L’utilisation du bois a été pensée au plus près de la ressource, avec l'emploi exclusif de châtaignier (essence locale). Dans une logique vertueuse d'économie circulaire, les tailles de l'aménagement ont été entièrement valorisées sur place sous forme de broyat de bois.
• Gestion douce des sols et de l'eau : Les cheminements et stationnements ont été conçus avec des revêtements perméables, à l'image du sable 0/4 compacté, évitant l'imperméabilisation des sols et favorisant l'infiltration naturelle des eaux pluviales au cœur de la parcelle.

Financement :
Epargne de Mr et Mme Sachot

Bureau(x) d’études : Histoire de Jardins
Photographe : Mathilde Gendornneau

Réaménagement du centre ville de Saint-Hilaire-de-riez

Centre-ville de Saint-Hilaire-de-Riez, 85270 SAINT HILAIRE DE RIEZ

7

Programme

Le programme a pour but l’aménagement des espaces publics de Saint-Hilaire-de-Riez autour de l’Église, la mairie, et les rues attenantes, avec pour objectifs de : - Redonner une cohérence urbaine et une identité spécifique à cet espace fédérateur à l’échelle de la commune, - Aménager un « centre-ville parc », donnant une place prépondérante à la nature et apportant un rafraichissement urbain, - Accueillir un large spectre d’usages, en jouant sur la polyvalence des espaces, - Être un lieu d’animation culturelle et commerciale confortable et attractif, - Apaiser les circulations et favoriser les mobilités douces, - Assurer une unité, une continuité avec les espaces publics de la ZAC, - Intégrer les enjeux énergétiques et environnementaux. La surface d’espaces publics à réaménager est d’environ 16 500m². Le réaménagement de cette zone a déjà donné lieu à la réalisation d’un Schéma Directeur en 2018 visant à définir des orientations de programmation. Dans ce cadre, une concertation sous forme d’ateliers participatifs, de journée d’échange, d’entretiens individuels et de réunions publiques a été menée. Elle a permis d’apporter la participation des habitants à l’émergence des grands principes d’aménagement du périmètre concerné. Ce schéma directeur a abouti à la proposition de 3 scénarii contrastés, préprogrammes d’aménagement. La Ville de Saint Hilaire de Riez a souhaité sur la base du diagnostic, de la concertation menée et du scénario « Parc urbain » de ce Schéma Directeur, réaliser un programme d’aménagement des espaces publics de son Centre-Ville et organiser un concours en vue de l’attribution d’un marché de maîtrise d’œuvre. Le groupement composé de MAU (Métivier Architecte Urbaniste), Julien Viniane Paysagiste Concepteur et ECR environnement, a élaboré le programme de ces futurs aménagements.

Concepteurs

  • D'ici là - paysagiste concepteur et urbaniste

Commune

  • SAINT HILAIRE DE RIEZ

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Saint-Hilaire-deRiez

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

16 500m² d’espaces publics 250m² de halle

Coûts

1,87 M€ HT pour les espaces publics 367 000 € HT pour la halle

Documents

Derrière le sujet d’aménagement, qui intègre plusieurs éléments repères du cœur de la ville – de la Mairie et l’Église, à la Médiathèque en passant par le marché et les commerces, il y a un message que l’aménagement raconte sur sa ville : d’une certaine manière, le projet va produire une nouvelle carte postale de la ville.

Pour mener cette métamorphose, nous nous inspirons et manipulons les images mentales existantes sur le territoire – les cartes postales des pinèdes, des marais, des cafés de la place de l’Eglise.

La rénovation permet de mettre en œuvre un projet simple et sobre, qui évoque ces images et les réinscrivent dans le centre renouvelé de Saint-Hilaire-de-Riez. Ainsi, le cœur de ville associe des places distinctes (Place du Marché, Place de l’Église, Parvis de la Mairie) à un jardin aux ambiances diverses : des prairies ouvertes à la pinède ombragée en passant par des jardins frais.

Cet ensemble de lieux aux vocations variées est accompagné de voiries apaisées et de rues jardins. Les espaces publics sont hiérarchisés, les lieux portent des vocations singulières, les parcours sont sécurisés. L’ensemble compose un cœur de ville confortable, support d’usages et de partages pour les habitants de Saint-Hilaire-de-Riez.

Cette recomposition des espaces publics passe par une affirmation des lieux et de leur vocation. Plusieurs lieux se distinguent et orchestrent un réseau d’espace public du quotidien riche et varié :

– La Place de l’Église : la place a été pensée pour articuler deux nouveaux parvis, celui de la Mairie et celui, plus patrimonial, de l’église. La présence végétale est conservée sur cette place. Au Sud, un massif rappelle les marais (les contraintes liées à la DRAC nous empêchant de réaliser une noue), l’écluse trouve sa place.

– La grande place : au sud de la Mairie se déploie la grande place, celle privilégiée pour accueillir divers événements, du plus quotidien comme le Marché au plus exceptionnel comme la fête de la musique en passant par le plus courant, comme un déjeuner à l’ombre des arbres. Elle retrouve une échelle plus mesurée. Avec ses 1 600 m2, elle permet d’accueillir le marché hebdomadaire – et est épaulé par la rue lorsque la saison haute bat son plein. De mesure légèrement plus importante que la place de l’Eglise, ce lieu retrouve une échelle plus domestique mais conserve sa vocation de place « capable et utile ». Elle accueille la nouvelle halle de Saint-Hilaire-de-Riez.

– Le grand jardin : Il est composé de trois lieux :
>Le cœur jardiné : un endroit de pause ombragé par les arbres existants et confortable propose des tables de pique-nique, des bancs à proximité d’une sculpture relocalisée et de l’entrée de la médiathèque.
> L’aire de jeux
> La prairie : la prairie, élément qui lui aussi est un lieu d’usages très variés. Des points de vue depuis le haut de la pente permettent de mettre en scène les vues sur les marais. La pelouse se compose d’une plage verte en pente douce, lieu d’usages libres, et pente ensuite vers un jardin frais dans lequel sont collectées l’ensemble des eaux pluviales du projet.


Approche environnementale : Le projet s’est attaché à désimperméabiliser massivement le secteur par rapport à l’existant : l’ancien parking en enrobé est devenu un jardin frais et une prairie, la place de l’Église ainsi que ses abords intègrent des massifs plantés. Le projet a utilisé le maximum de revêtements clairs et perméables (pavés joints secs, pavés enherbés, arène granitique), favorisant l’infiltration des eaux pluviales et réduisant l’îlot de chaleur. Seules les zones très circulées sont restées en revêtement non perméable. La majeure partie des eaux pluviales est collectée par un réseau de noues, limitant au maximum la mise en place de réseaux, favorisant l’apport d’eau aux végétaux et l’infiltration dans le sol, et créant des milieux variés. Elles sont ensuite régulées et infiltrées dans le bassin situé au point bas du projet, dans la grande prairie.

La palette végétale est composée d’essences locales et résistantes à la sécheresse, limitant les besoins en arrosage, adaptées à un climat de plus en plus sec et chaud l’été. Elle est variée, adaptée aux différents milieux créés par le projet, favorisant la biodiversité quasi inexistante auparavant.

Enfin, le projet a permis la plantation de 138 arbres, nécessaires au confort d’été, à l’ombrage, et à la reconstitution d’une trame verte arborée dans le secteur.

Financement :
Appel à projet pour la renaturation des villes et villages : 176 918€
Fonds vert – France nation verte : 106 150,80€
Programme Départemental Logement Aménagement : 41 656€ + 15 000€

Bureau(x) d’études : Moonwalklocal (architecte), Tugec (bureau d'études VRD), Atelier Coup d'Eclat (concepteur lumière)
Photographe : François Dantart