Réhabilitation de la Ferme du Plessis Richard en pôle associatif et culturel

Rue du Plessis Richard, 85250 Saint Fulgent

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Programme

La réhabilitation de la Ferme du Plessis-Richard s’inscrit dans une démarche de valorisation du patrimoine rural avec la transformation d’un ancienne ferme en pôle associatif et culturel structurant à l’échelle communale. Situé en entrée de bourg, le projet participe à la requalification d’un site stratégique et vacant tout en répondant aux besoins d’un tissu associatif développé. Le programme repose sur la réhabilitation d’une longère et de deux granges, complétée par des aménagements extérieurs. L’ensemble accueille aujourd’hui des salles de répétition (musique, danse), des espaces polyvalents, des salles de réunion ainsi qu’un espace de convivialité permettant une diversité d’usages associatifs, culturels et événementiels. Les espaces ont été conçus de manière modulable par des cloisons amovibles afin de garantir leur évolutivité et leur adaptation aux besoins. L’opération poursuit plusieurs objectifs : - préserver et mettre en valeur un ensemble bâti représentatif du patrimoine rural vendéen - créer un équipement public fédérateur, accessible et fonctionnel - inscrire le projet dans une démarche de réhabilitation (performance énergétique, matériaux biosourcés, gestion des pluies à la parcelle) - assurer une connexion urbaine et paysagère avec le bourg Le projet a dû répondre à des contraintes fortes liées à l’état initial du bâti et à sa transformation en Établissement Recevant du Public : - dégradation structurelle nécessitant des travaux de consolidation, - mise aux normes en matière d’accessibilité et de sécurité incendie, - intégration des équipements techniques dans un bâti ancien, - adaptation des volumes existants aux nouveaux usages. Des études préalables (diagnostics techniques, structure, amiante) ont permis de définir les conditions d’intervention et d’orienter les choix de réhabilitation. La maîtrise d’ouvrage est assurée par la commune de Saint-Fulgent. Elle est accompagnée par la SEM Vendée Expansion en qualité d’assistant à maîtrise d’ouvrage. La maîtrise d’œuvre est confiée à l’Agence AA – Michel Joyau en charge de la conception architecturale et du suivi de réalisation.

Concepteurs

  • Agence AA

Commune

  • Saint Fulgent

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Saint-Fulgent

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

1 062 m² surface plancher dont 200 m² supprimés et 842 créés

Coûts

1 062 m² surface plancher dont 200 m² supprimés et 842 créésLe coût total de l’opération s’élève à 4 222 687 € HT (valeur travaux), soit 5 067 224 € TTC pour une livraison en 2025. La répartition des dépenses HT met en évidence les principaux postes suivants : - Désamiantage, démolition, gros œuvre : 759 086 € - Terrassement / VRD : 398 923 € - Charpente, ossature et bardage bois : 331 879 € - Menuiseries extérieures : 336 000 € - Chauffage / ventilation : 362 500 € - Électricité : 189 800 € - Aménagements intérieurs (cloisons, sols, peintures, agencements) : 724 000 € - Espaces verts et aménagements extérieurs : 115 412 € Les frais liés à la conception et à l’ingénierie comprennent : - Maîtrise d’œuvre : 394 008 € HT - Assistance à maîtrise d’ouvrage : 112 749 € HT - Études, contrôles et frais divers : environ 40 000 € HT

Documents

Le projet développe un langage architectural fondé sur la sobriété, la lisibilité et la mise en valeur du caractère rural du site. L’écriture des façades joue sur les contrastes d’échelles et de rythmes en référence directe à l’architecture agricole. La nouvelle longère affirme ainsi une composition en socle et superstructure : un niveau bas en bardage bois horizontal évoquant la matérialité patinée des granges, surmonté d’un bardage vertical plus élancé qui accompagne la verticalité du volume et dialogue avec la longère existante. De larges ouvertures vitrées viennent marquer les entrées et renforcer la lisibilité des halls.

Sur les bâtis existanst, les interventions restent mesurées afin de préserver l’identité patrimoniale. Les percements d’origine sont conservés, tandis que certaines ouvertures sont adaptées ou complétées par des dispositifs de volets et de brise-soleil en bois. Ces éléments assurent à la fois le cadrage des vues, la gestion de la lumière et une lecture contemporaine du bâti sans en effacer son histoire.

Les granges font l’objet de traitements différenciés mais respectueux de leur logique constructive. L’une des deux grange conserve son apparence originelle avec des interventions minimales, tandis que l’autre intègre une extension en bois venant prolonger le volume existant dans une continuité matérielle assumée.

La palette de matériaux s’inscrit dans une logique d’intégration environnementale : bois pré-grisé, tuile canal, pierre, enduit à la chaux et verre composent un vocabulaire sobre et pérenne. Les menuiseries métalliques et éléments techniques sont traités dans une teinte homogène afin de renforcer l’unité d’ensemble, tandis que l’éclairage extérieur accompagne discrètement la mise en valeur des bâtiments et des parcours.

L’ensemble du projet affirme ainsi une architecture attentive au contexte, où la matière, la lumière et les échelles contribuent à une insertion fine dans le paysage tout en révélant la singularité du site.


Approche environnementale : La réhabilitation de la Ferme du Plessis-Richard à Saint-Fulgent s'inscrit dans une démarche environnementale visant à concilier préservation du patrimoine rural, performance énergétique et respect du cadre naturel. Le projet repose sur le principe fondamental de valorisation de l'existant, permettant de limiter l'empreinte carbone liée à la construction neuve tout en donnant une nouvelle vie à un ensemble bâti emblématique du territoire.

L'amélioration de la performance énergétique a constitué un objectif majeur de l'opération. Le renforcement de l'isolation, associé à des équipements performants et à une gestion optimisée des consommations, contribue à réduire durablement les besoins énergétiques du bâtiment. Cette démarche s'inscrit dans les objectifs du référentiel Énergie Positive et Réduction Carbone (E+C-), visant à réduire les consommations énergétiques et l'empreinte carbone des bâtiments tout au long de leur cycle de vie.

Le choix des matériaux a privilégié des solutions durables et compatibles avec le bâti ancien. Le recours au bois pour les structures et bardages, ainsi qu'à des matériaux traditionnels tels que les tuiles en terre cuite, permet de préserver l'identité architecturale de la ferme tout en favorisant des matériaux pérennes, recyclables et à faible impact environnemental.

La gestion responsable du chantier a également constitué un axe fort du projet. Plusieurs éléments existants ont été conservés ou restaurés lorsque cela était possible. Cette démarche de réemploi participe à la réduction des déchets et à la préservation des ressources.

L'intégration paysagère et la préservation au maximum d'arbres ont guidé les aménagements extérieurs. De plus, les plantations d'essences locales, la limitation de l'imperméabilisation des sols, la gestion des eaux pluviales à la parcelle et la maîtrise de l'éclairage extérieur contribuent à maintenir les équilibres écologiques du site et à renforcer son insertion dans le paysage bocager.

Enfin, le projet a favorisé les circuits courts et le recours aux entreprises locales, renforçant ainsi son ancrage territorial tout en limitant les impacts liés au transport des matériaux. À travers ces différentes actions, la réhabilitation de la Ferme du Plessis-Richard illustre une approche durable de la transformation du patrimoine, conciliant qualité architecturale, performance environnementale et valorisation des ressources existantes.

Financement :
Financement : Subventions publiques : 1 742 598 € (41,2 %)
– État – Fonds Vert : 707 447 €
– État – DETR / DSIL : 500 000 €
– Région Pays de la Loire (AAP rénovations exemplaires) : 200 000 €
– Département de la Vendée : 140 000 €
– Fonds européens LEADER : 100 000 €
– SYDEV : 45 979 €
– ADEME – Fonds Chaleur : 43 000 €
– ADEME – Étude thermique : 6 171 €

Autofinancement communal : 2 480 088 € (58,7 %)

Photographe : Commune de Saint-Fulgent, CC Pays de Saint-fulgent – Les Essarts

Bureaux et logements FV

10, rue du Commandant Raynal, 85000 La Roche sur Yon

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Programme

On compte au total un T4, deux T1 ainsi que des bureaux, délimité par un élément mobilier épais qui intégrant tantôt des étagères, tantôt une kitchenette, l’accès à une salle-de-bains ou encore des placards. Réalisé en pin maritime, il répond à de nombreuses fonctions, toutes regroupées en un unique bloc sculpté par les usages.

Concepteurs

  • Atelier Ose Architecture

Commune

  • La Roche sur Yon

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Anne PLISSONNEAU

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2021

Surface(s)

210 m²

Coûts

310 k€ HT

Documents

Jouant avec les reflets de lumière, la nouvelle peau de zinc Azengar de cette construction traditionnelle initie un dialogue subtil avec son environnement, et lui donne un second souffle. À l’occasion de travaux de rénovation énergétique et de surélévation de 3 logements avec un local de bureaux, le choix du matériau est apparu comme une évidence. À la fois noble et pérenne, utilisable aussi bien en bardage qu’en toiture, l’exploitation de son potentiel a permis un traitement fin des détails de retournement pour créer une enveloppe continue, comme un écrin. La teinte Azengar, douce et naturelle, en plus de réfléchir le contexte, est sensible aux variations d’ambiances et change légèrement de coloration au gré des conditions météorologiques.


Approche environnementale : L’étage est entièrement isolé par l’extérieur dans le cadre de la rénovation énergétique, et la modification de charpente côté Nord dégage un nouvel espace, totalement réaménagé.

À l’extérieur, un escalier en métal à deux volées est créé dans le prolongement de l’escalier existant en béton. Orientés plein Sud sur la rue, les panneaux photovoltaïques et les grands Velux exploitent au maximum les apports solaires. Côté jardin au Nord, un ensemble de fenêtres fixes et coulissantes en aluminium occupe quant-à-lui toute la largeur de la partie surélevée, offrant au regard la contemplation d’un paysage boisé.

Financement :
Privé

Photographe : Atelier Ose Architecture

Maison SD

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Programme

L'extension accueillant la pièce de vie se développe sur un niveau unique à rez-de-chaussée, et par un jeu de toitures en pentes, s’inscrit dans la silhouette générale du bâti. De par son aspect contemporain et son contraste assumé, le nouveau volume répond à la partie ancienne tout en la mettant en valeur. Comme un clin d’oeil au passé avec son style brut, industriel, il fait écho à cette maison imprégnée de l’histoire ferroviaire du quartier.

Concepteurs

  • Atelier Ose Architecture

Commune

  • La Roche sur Yon

Maître(s) d'ouvrage(s)

Privé

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

137 m²

Coûts

175 k€ HT

Documents

Sur une parcelle étroite et toute en longueur, cette ancienne habitation de cheminots complètement rénovée et son extension côté jardin s’articulent autour d’un patio, qui libère et magnifie la façade arrière. Ce dernier préserve l’intimité des occupants, et assure un apport de lumière optimal dans chacune des pièces.

Côté jardin, l’extension s’implante en « L », s’inspirant de la trace des anciens appentis, et génère une terrasse à l’abri des regards, tout en bénéficiant des orientations les plus favorables. Elle se glisse avec politesse entre les deux vieux oliviers, qui demeurent comme deux figures tutélaires veillant sur le jardin.

De par son aspect contemporain et son contraste assumé, le nouveau volume répond à la partie ancienne tout en la mettant en valeur. Comme un clin d’oeil au passé avec son style brut, industriel, il fait écho à cette maison imprégnée de l’histoire ferroviaire du quartier.


Approche environnementale : La structure, entièrement en ossature bois, est vêtue d'un bardage en tôle nervurée qui donne du relief à la façade, tandis que la toiture reprend la teinte anthracite de la couverture en ardoises de la maison existante. Au Sud-Ouest, les débords de toits protègent les pièces de vie d’apports solaires trop importants en périodes chaudes, afin d’offrir aux utilisateurs une température de confort adéquate en toutes saisons. À l’intérieur enfin, de larges baies vitrées en aluminium anodisé s’ouvrent sur la pièce de vie de type salon/séjour où trône le piano de la propriétaire, et favorisent les porosités entre intérieur et extérieur.

Financement :
Privé

Photographe : Vladimir JAMET

Chapelle MI

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Programme

Le projet se découpe en une succession de séquences qui entourent et épousent les volumes d’origine. Grâce à ses pans vitrés de part et d’autre, c’est d’abord le vestibule de réception qui s’ouvre en transparence vers le jardin. Ensuite, la galerie, passage vitré en connexion directe avec la terrasse extérieure, mène à l’espace de bureau qui profite de vues uniques sur les alentours. Enfin, la séquence se termine par un grand espace de restauration, qui dispose de son accès indépendant.

Concepteurs

  • Atelier Ose Architecture

Commune

  • MORTAGNE SUR SEVRE

Maître(s) d'ouvrage(s)

Privé

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

49 m² créés

Coûts

115 k€ HT

Documents

Pour cette opération nichée entre le lotissement du Clos Saint-Martin, le bourg historique et la rue Nationale, la prise en compte des dimensions patrimoniales et historiques du site est ici prépondérante. En effet, le terrain accueille des corps de bâtiments anciens, construits progressivement et à des époques différentes, dont le plus remarquable est une chapelle en pierre.

Entièrement réalisée en ossature bois et sur pilotis, l’extension compose avec la déclivité générale du terrain. Telles des cabanes perchées abritant chacune une fonction distincte, les trois volumes principaux fragmentés et suspendus donnent une impression de légèreté en contraste avec les masses des bâtiments anciens.


Approche environnementale : Le bardage bois à claire-voie révèle ces parties existantes en pierre, et se distingue par sa teinte naturelle et chaleureuse. À l’extrémité de chaque entité, les toitures monopentes s’élèvent vers le grand paysage, et les baies vitrées généreuses en aluminium anthracite orientent chaque pièce vers les vues souhaitées, en direction du coteau boisé et de la Sèvre Nantaise en contrebas. L'isolation des planchers est réalisée en ouate de cellulose soufflée, les murs et toitures profitent de fibre de bois pour améliorer le déphasage thermique, tandis que la chape et le ragréage verni couplé aux grandes ouvertures en aluminium apportent une inertie au sol permettant de réguler la température.

Financement :
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Bureau(x) d’études : ASCIA
Photographe : Vladimir JAMET

Création d’une salle polyvalente et halle

Parc de Beaupuy, 85000 Mouilleron-le-Captif

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Au cœur du parc de Beaupuy, et dans le cadre de la redynamisation du village existant, le logis ancien est démoli pour la création d’une salle prolongée par une halle ouverte sur la place existante.

Le projet s’inscrit dans le contexte existant du village, marqué par la présence des ruines d’un ancien manoir et d’un registre limité de matériaux : pierre, tuile, bois. Le volume proposé reprend le gabarit de l’ancien logis, en proposant une gradation des ouvertures : du nord plus opaque avec un socle pierre, vers le sud et la halle largement ouverte.

La façade ouest sur la place présente une hauteur généreuse, tandis que la façade est s’intègre aux espaces verts environnants avec une hauteur réduite. La différence de niveau entre salle et halle permet de proposer une grande hauteur dans la halle, favorisant ainsi différents usages. Des emmarchements en gradin font le lien avec la déclivité de la place existante.


Approche environnementale : Dans une démarche respectueuse de l’environnement avoisinant, le projet privilégie des choix constructifs durables et sobres.

Le bâtiment est réalisé en ossature bois, favorisant une réduction de l’empreinte carbone, et intègre le réemploi de la pierre issue de la déconstruction, inscrivant ainsi le projet dans une logique de valorisation des ressources existantes.

L’enveloppe est isolée en laine de chanvre, matériau biosourcé aux performances thermiques et hygrométriques reconnues, tandis que le confort acoustique est assuré par l’intégration de lames en feutre.

L’ensemble de ces dispositifs contribue à l’atteinte des exigences de la RT2012, tout en participant à la qualité d’usage et au confort des espaces.

Financement :
Marché public / Procédure adaptée

Bureau(x) d’études : ECMS (économiste), BETREC (Structure), ISOCRATE (Fluides)
Photographe : François Dantart