Le projet développe un langage architectural fondé sur la sobriété, la lisibilité et la mise en valeur du caractère rural du site. L’écriture des façades joue sur les contrastes d’échelles et de rythmes en référence directe à l’architecture agricole. La nouvelle longère affirme ainsi une composition en socle et superstructure : un niveau bas en bardage bois horizontal évoquant la matérialité patinée des granges, surmonté d’un bardage vertical plus élancé qui accompagne la verticalité du volume et dialogue avec la longère existante. De larges ouvertures vitrées viennent marquer les entrées et renforcer la lisibilité des halls.
Sur les bâtis existanst, les interventions restent mesurées afin de préserver l’identité patrimoniale. Les percements d’origine sont conservés, tandis que certaines ouvertures sont adaptées ou complétées par des dispositifs de volets et de brise-soleil en bois. Ces éléments assurent à la fois le cadrage des vues, la gestion de la lumière et une lecture contemporaine du bâti sans en effacer son histoire.
Les granges font l’objet de traitements différenciés mais respectueux de leur logique constructive. L’une des deux grange conserve son apparence originelle avec des interventions minimales, tandis que l’autre intègre une extension en bois venant prolonger le volume existant dans une continuité matérielle assumée.
La palette de matériaux s’inscrit dans une logique d’intégration environnementale : bois pré-grisé, tuile canal, pierre, enduit à la chaux et verre composent un vocabulaire sobre et pérenne. Les menuiseries métalliques et éléments techniques sont traités dans une teinte homogène afin de renforcer l’unité d’ensemble, tandis que l’éclairage extérieur accompagne discrètement la mise en valeur des bâtiments et des parcours.
L’ensemble du projet affirme ainsi une architecture attentive au contexte, où la matière, la lumière et les échelles contribuent à une insertion fine dans le paysage tout en révélant la singularité du site.
Approche environnementale : La réhabilitation de la Ferme du Plessis-Richard à Saint-Fulgent s'inscrit dans une démarche environnementale visant à concilier préservation du patrimoine rural, performance énergétique et respect du cadre naturel. Le projet repose sur le principe fondamental de valorisation de l'existant, permettant de limiter l'empreinte carbone liée à la construction neuve tout en donnant une nouvelle vie à un ensemble bâti emblématique du territoire.
L'amélioration de la performance énergétique a constitué un objectif majeur de l'opération. Le renforcement de l'isolation, associé à des équipements performants et à une gestion optimisée des consommations, contribue à réduire durablement les besoins énergétiques du bâtiment. Cette démarche s'inscrit dans les objectifs du référentiel Énergie Positive et Réduction Carbone (E+C-), visant à réduire les consommations énergétiques et l'empreinte carbone des bâtiments tout au long de leur cycle de vie.
Le choix des matériaux a privilégié des solutions durables et compatibles avec le bâti ancien. Le recours au bois pour les structures et bardages, ainsi qu'à des matériaux traditionnels tels que les tuiles en terre cuite, permet de préserver l'identité architecturale de la ferme tout en favorisant des matériaux pérennes, recyclables et à faible impact environnemental.
La gestion responsable du chantier a également constitué un axe fort du projet. Plusieurs éléments existants ont été conservés ou restaurés lorsque cela était possible. Cette démarche de réemploi participe à la réduction des déchets et à la préservation des ressources.
L'intégration paysagère et la préservation au maximum d'arbres ont guidé les aménagements extérieurs. De plus, les plantations d'essences locales, la limitation de l'imperméabilisation des sols, la gestion des eaux pluviales à la parcelle et la maîtrise de l'éclairage extérieur contribuent à maintenir les équilibres écologiques du site et à renforcer son insertion dans le paysage bocager.
Enfin, le projet a favorisé les circuits courts et le recours aux entreprises locales, renforçant ainsi son ancrage territorial tout en limitant les impacts liés au transport des matériaux. À travers ces différentes actions, la réhabilitation de la Ferme du Plessis-Richard illustre une approche durable de la transformation du patrimoine, conciliant qualité architecturale, performance environnementale et valorisation des ressources existantes.
Financement :
Financement : Subventions publiques : 1 742 598 € (41,2 %)
– État – Fonds Vert : 707 447 €
– État – DETR / DSIL : 500 000 €
– Région Pays de la Loire (AAP rénovations exemplaires) : 200 000 €
– Département de la Vendée : 140 000 €
– Fonds européens LEADER : 100 000 €
– SYDEV : 45 979 €
– ADEME – Fonds Chaleur : 43 000 €
– ADEME – Étude thermique : 6 171 €
Autofinancement communal : 2 480 088 € (58,7 %)
Photographe : Commune de Saint-Fulgent, CC Pays de Saint-fulgent – Les Essarts